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Date de sortie
14 mars 2012 (1h 32min)
- Réalisé par
- Avec
- Genre
- Nationalité
Patrick
est un homme rigoureux et borné. Elève brillant aux Antilles, sa mère
l'a envoyé à l'âge de dix ans pour faire ses études en "France". 30 ans
plus tard, il est devenu un historien réputé et fier. Coupé de sa
famille et de ses traditions, il s'est intégré au point d'en avoir
oublié ses racines... Un noir devenu "blanc à l'intérieur"... Apprenant
que sa mère est sur le point de mourir, il part en urgence pour la
Martinique, avec sa fille unique, et y débarque en plein carnaval.
Durant trois jours, accompagné de son ami d'enfance, l'irrésistible
Zamba, il va être emporté dans un tourbillon de folie, d'émotion,
d'humour et de situations rocambolesques.
Un voyage initiatique rythmé par l'ambiance et les couleurs du carnaval. Trois jours qui vont changer sa vie.
Un voyage initiatique rythmé par l'ambiance et les couleurs du carnaval. Trois jours qui vont changer sa vie.
La génèse du projet
Le réalisateur Lucien Jean-Baptiste explique ce qui l'a poussé à faire ce film, montrant par la même occasion à quel point 30° Couleur s'inspire de son propre vécu : "Après La Première étoile,
j’avais en tête une histoire de retour au pays natal depuis le jour où
ma mère m’avait annoncé qu’elle ne voulait surtout pas être enterrée en
Martinique, ce qui avait été un véritable choc pour moi ! J’avais donc
imaginé, à l’époque, l’histoire d’un professeur antillais contraint
d’aller récupérer le corps de sa mère décédée aux Antilles", se rappelle-t-il, en ajoutant : "Je
voulais y greffer mes propres expériences, ma méconnaissance de la
culture, de l’histoire et de certaines traditions antillaises. Parler de
cet effet dévastateur et pervers des mégapoles sur les cultures
d’origine des populations qui les composent."
Une collaboration fructueuse
Le réalisateur Philippe Larue a rencontré Lucien Jean-Baptiste sur le tournage du premier film de celui-ci, La Première étoile.
A l'époque conseiller à la réalisation, Larue s'est fait remarquer par
le metteur en scène : leur rencontre a donné naissance à une envie de
cinéma qui a abouti aujourd'hui au film 30° couleur, ainsi qu'à une belle amitié.
Des amis de longue date
L'acteur Edouard Montoute et le réalisateur Lucien Jean-Baptiste se connaissent depuis longtemps, leur rencontre datant du tournage du film Du bleu jusqu'en Amérique de Sarah Lévy en 1999, dans lequel ils jouaient deux paraplégiques.
A l'opposé du "gentil black"
Lucien Jean-Baptiste, qui incarne Patrick dans 30°
Couleur, a fait un véritable travail sur la composition de son
personnage, qu'il voulait le plus éloigné possible de son rôle de
"gentil raté" dans son précédent et premier film La Première étoile : "Philippe
avait envie que j’évolue comme acteur. Et inutile de vous dire que je
partageais ce désir de m’éloigner de mon emploi habituel du "gentil
black". Surtout, au-delà de mon cas, de faire évoluer les choses dans le
cinéma français : jouer un Noir qui occupe un poste important comme il y
en a de plus en plus aujourd’hui. Or, Patrick a non seulement le
savoir, mais aussi le pouvoir et l’argent. Et, pour le jouer, je me suis
donc imprégné de la manière dont ces gens de pouvoir se tiennent
physiquement avec une certaine droiture. Cela m’a permis d’aller à
l’opposé du personnage de La Première étoile qui était, à sa manière un cliché : le Noir qui n’a pas de travail, turfiste, fainéant…", explique-il, en concluant : "On
voulait montrer qu’en étant parfaitement intégré on pouvait être
confronté à d’autres problèmes. Les gens issus de minorités ont parfois
tendance à en faire un peu trop lorsqu’ils réussissent."
Edouard Montoute sur son travail d'acteur
Edouard Montoute nous parle de son rôle de Zamba, un rôle physique et délicat, qu'il a dû travailler et remettre en question : "Je
n’avais qu’une seule certitude : ce Zamba n’était pas moi. Alors, dans
ma tête, j’ai commencé à l’imaginer plus petit, pour le rapprocher
physiquement de moi. Et aujourd’hui, si je dois vraiment le définir, je
vois Zamba avec l’énergie d’un lutin enfermé dans le corps d’un monstre".
L'acteur a également fait un véritable travail d'approfondissement de son personnage, plus complexe qu'il n'y paraît selon lui : "La complexité était de creuser à l’intérieur de la personnalité de Zamba. Dans mon esprit, il y a une violence chez lui. (...) Le plus compliqué pour moi fut donc d’aller chercher les vraies sources de cette violence qui n’étaient pas expliquées dans le scénario. J’ai ainsi imaginé qu’il avait dû faire un peu de prison pour des délits mineurs, qu’il avait eu vraiment des mauvais jours dans sa vie. C’était vraiment passionnant à composer", conclut-il.
L'acteur a également fait un véritable travail d'approfondissement de son personnage, plus complexe qu'il n'y paraît selon lui : "La complexité était de creuser à l’intérieur de la personnalité de Zamba. Dans mon esprit, il y a une violence chez lui. (...) Le plus compliqué pour moi fut donc d’aller chercher les vraies sources de cette violence qui n’étaient pas expliquées dans le scénario. J’ai ainsi imaginé qu’il avait dû faire un peu de prison pour des délits mineurs, qu’il avait eu vraiment des mauvais jours dans sa vie. C’était vraiment passionnant à composer", conclut-il.
Zamba malgré tout
A l'origine, Edouard Montoute
n'était pas pressenti pour le rôle de Zamba : trop petit, trop maigre,
pas assez antillais, il ne convenait pas au personnage du scénario.
C'est après les auditions qu'il est finalement sorti du lot, son énergie
et son rythme faisant la différence, comme l'explique Lucien Jean-Baptiste : "C’était
un tourbillon, une tempête, capable de faire naître parallèlement
l’émotion. Il est alors apparu évident que Zamba serait interprété par
Edouard, même si le personnage devenait du coup un peu moins antillais
que ce qu’on avait imaginé. Mais l’essentiel était là : le moteur."
Un travail tout particulier sur les couleurs
Le directeur de la photographie Renaud Chassaing
a porté un soin tout particulier à la dichotomie des couleurs entre
Paris et la Martinique. Il s'est également appuyé sur les codes du
carnaval pour mettre en place un vrai travail sur les couleurs du film.
En effet, durant cet évènement, tout le monde est en rouge au moment du
Mardi Gras, et en noir et blanc lors du Mercredi des Cendres. Pour le
Lundi Gras, plus multicolore, le choix s'est porté sur le rose,
caractéristique dominante du personnage de Zamba (Edouard Montoute). Un travail minutieux à la hauteur du titre du film, 30° couleur !
Des répétitions primordiales
A la fois réalisateur et acteur, Lucien Jean-Baptiste a préféré laisser les rênes du tournage à Philippe Larue"Les
répétitions ont duré 3 semaines. Cela constitue un moment vraiment
essentiel car on n’a pas les moyens d’arriver sur le plateau et de
prendre 4 heures pour mettre chaque scène en place, notamment sur ce
film où on se retrouvait à tourner en plein carnaval, qu’on ne
maîtrisait pas ! On compense donc par du travail en amont", résume l'acteur-réalisateur. Philippe Larue complète : "Tout
part en fait des répétitions où, là, on est en stéréo vis-à-vis des
acteurs. Et, une fois sur le plateau, on passe en mode «mono» pour que
ce soit intelligible". et se consacrer sur les répétitions, jugées essentielles dans un film comme celui-ci :
Un duo de réalisateur bien préparé !
Philippe Larue et Lucien Jean-Baptiste ont commencé à travailler sur le film après leur première collaboration sur La Première étoile. Ils ont commencé à écrire le scénario d'après la propre expérience de Lucien Jean-Baptiste,
mais également des débats sur l'exil et l'immigration, deux thèmes
chers au duo. Pour être le plus crédible possible, ils sont aussi partis
écrire en Martinique, comme l'explique Lucien Jean-Baptiste : "L’idée
en tout cas était d’être au plus près de cette culture martiniquaise
pour tendre, à partir de là, vers l’universel. Et permettre que se
retrouvent dans notre histoire aussi bien le Martiniquais que le
Français de métropole qui a quitté Marseille ou Besançon pour Paris. Ou
tout autre déraciné, de quelque origine qu’il soit !".
Autant en emporte la foule
Pendant le tournage, qui a eu lieu en plein carnaval, Edouard Montoute s'est complètement perdu, l'acteur ayant été littéralement aspiré par la foule sans entendre le "Coupez !" du réalisateur : "On
a fait beaucoup de plans volés où la caméra me suit et, à certains
moments, je n’entendais pas le "Coupez" et je continuais ma route. Porté
par la marée humaine, je me retrouvais très loin de l’équipe et
incapable de les repérer d’un coup d’œil pour les rejoindre au plus
vite, car ils étaient tous habillés en rouge pour ne pas se faire
remarquer à l’écran ! Dans ce cas, il faut remonter le fleuve et ça n’a
rien d’évident, je vous jure !", se remémore le comédien avec humour.
En plein carnaval !
Le
film a été tourné en plein carnaval martiniquais, pour que le tournage
puisse profiter de l'énergie propre à l'événement. Par la même occasion,
le carnaval a permis de structurer le film, comme l'explique Lucien Jean-Baptiste : "On a été plus méthodique (que pour le premier film),
ne serait-ce que dans la construction du film autour des trois jours
clés : le Lundi gras, le Mardi gras et le Mercredi des Cendres."
Un deuxième film prometteur !
30° Couleur est le deuxième film de l'acteur Lucien Jean-Baptiste, après le joli succès de La Première étoile (1 647 563 spectateurs !).
Références...
Les références avouées des réalisateurs Lucien Jean-Baptiste et Philippe Larue pour 30° couleur sont des comédies italiennes comme Le Fanfaron, ou d'autres films tels Zorba le Grec et After Hours de Martin Scorsese.
Zamba/Anthony Quinn : même combat
Le personnage de Zamba a plusieurs inspirations, qui transparaissent dans son prénom. En effet, comme l'explique son interprète Edouard Montoute, "Zamba est la contraction de deux personnages joués par Anthony Quinn, Zorba dans Zorba le Grec, et Zampano dans La Strada."
ma note : 7/10 , j ai passé un bon moment , drole parfois, tendre à d autres ....;et puis je craque pour les beaux blacks musclés, oui , je sais , c est nul !

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