OSS 117, LE CAIRE NID D ESPIONS
- Date de sortie : 19 avril 2006
- Réalisé par : Michel Hazanavicius
- Avec : Jean Dujardin , Bérénice Bejo , Aure Atika ... > Tout le casting
- Durée : 1h39min
- Synopsis :Égypte, 1955, le Caire est un véritable nid d'espions. Le président de la République française, M. René Coty, envoie son arme maîtresse mettre de l'ordre dans cette pétaudière au bord du chaos : Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117. Un espion gaffeur, homophobe et raciste qui aura bien du mal à réussir sa mission.
OSS 117, Le Caire nid d'espions est adapté des romans d'espionnage OSS 117 écrits par Jean Bruce, parus entre 1949 et 1963.
OSS 117, Le Caire nid d'espions marque la huitième apparition de l'agent OSS 117 sur grand écran, après OSS 117 n'est pas mort (1956), OSS 117 se déchaîne (1963), Banco à Bangkok pour OSS 117 (1964), Furia à Bahia pour OSS 117 (1965), Atout coeur à Tokyo pour OSS 117 (1966), Pas de roses pour OSS 117 (1968) et OSS 117 prend des vacances
(1970). Différence notable, les sept premiers films adoptaient un ton
tout à fait classique de film d'espionnage, alors que le film emmené par
Jean Dujardin est ouvertement parodique.
L'idée d'OSS 117, Le Caire nid d'espions est venue du producteur Nicolas Altmeyer, producteur du film avec son frère Altmayer. Il se souvient : Tout
a commencé par la découverte de quelques vieux romans "OSS 117" dans la
bibliothèque de nos parents. Les couvertures aux dessins stylisés très
colorés, ces scènes d'action un peu désuètes et ce look années
cinquante, ont réveillé une foule de souvenirs en moi. A ces images
s'ajoutaient les films de l'époque. Nous avons eu l'idée de transposer
cet univers dans le cinéma d'aujourd'hui. Ces séries B ont plus de
quarante ans et même si elles sont démodées, elle ont aussi un charme et
un humour qu'elles n'avaient pas à l'époque. Il nous a semblé qu'il
suffirait de les décaler légèrement, de pousser vers la comédie pour
obtenir quelque chose d'intéressant. A cette envie s'ajoutait la
nostalgie du Technicolor, des premiers James Bond, et des films d'Hitchcock."
Pour le scénariste Jean-François Halin, les romans OSS 117 de Jean Bruce "contiennent
tout ce qui fut la France des années cinquante, la quatrième
République, la fin de l'empire colonial, un rapport à la femme assez
macho, assez misogyne mais aussi une certaine condescendance vis-à-vis
des peuples colonisés. Ces éléments ne sont certainement pas le reflet
de la personnalité de Jean Bruce, mais l'expression d'une époque. Je pense que Jean Bruce
aurait le recul nécessaire pour rire de ce film. Il n'était pas
pensable de redonner vie à son oeuvre en respectant son premier degré
original, notre monde a trop changé ! Alors j'ai tout repris et tout
accentué pour montrer aussi que beaucoup de ce qui fait notre société
aujourd'hui est issu de ce temps-là."
L'arrivée de Jean Dujardin dans le smoking de l'agent OSS 117 s'est faite très naturellement. "Au moment de l'écriture, je ne savais pas qui incarnerait OSS", explique le scénariste Jean-François Halin. "Nous souhaitions juste qu'il soit drôle et beau, avec un physique à la Sean Connery ! J'avais vu Jean dans "Un gars, une fille" et au cinéma dans Toutes les filles sont folles dans lequel il est très bon. D'un seul coup, je me suis mis à écrire pour lui." Le réalisateur Michel Hazanavicius est quant à lui très enthousiaste au sujet de leur collaboration : "Lui
et moi avons tout de suite senti que nous allions nous régaler ! J'ai
très vite pris conscience de sa puissance de jeu. Pour moi, c'est une
vraie rencontre. Nous avons travaillé dans une confiance mutuelle
absolue. J'adorais le voir aller regarder au combo entre les prises,
voir son oeil pétiller. (...) C'est un acteur fabuleux, précis,
charismatique. Il habille le plan, sa présence structure l'image et il
travaille tous les aspects de son jeu. (...) De plus, il est l'un des
seuls en France sur le créneau un peu déserté du beau mec viril. Il est
un des rares à pouvoir incarner les héros."
Pour Jean Dujardin, incarner l'agent OSS 117 a été une aventure unique. Il raconte : Il y a deux rôles que tout acteur rêve de jouer : un cow-boy et un agent secret ! On m'a proposé OSS 117 bien avant le tournage de Brice de Nice.
Le culte du héros est si peu répandu en France qu'en rencontrer un est
une vraie chance ! Il y avait en plus une réelle finesse d'écriture et
l'envie de détourner sans parodier. En tant que comédien, c'était
l'occasion de créer un personnage de composition comme je les adore. Dix
mois en costard, les cheveux noir corbeau, à travailler sa façon de
parler pour retrouver la musique un peu chantante des doublages français
de l'époque, la gestuelle, le look, la façon de marcher, c'est un régal
!"
Le scénariste Jean-François Halin et le réalisateur Michel Hazanavicius décrivent leur agent OSS 117. Pour le premier, "le
personnage est traité au premier degré. Il est doué pour beaucoup de
choses mais il n'a aucune intuition. Même s'il est franchement misogyne,
heureusement pour lui, les femmes sont là pour l'aider à penser ! Lui
reste convaincu qu'il est seul maître à bord et qu'elles rêvent toutes
de coucher avec lui..." Quant au second, il avance que leur OSS 117 "est
ancré dans son époque, il est misogyne, colonialiste, homophobe...
C'est une sorte de synthèse ! Tout ce qui n'est pas français, blanc,
masculin et de son âge, lui est inférieur ! Evidemment, tout le discours
du film, si tant est qu'il y en ait un, c'est d'en rire !" Et Halin de conclure : "OSS
117 est tout sauf méchant. Sa bonne foi totale lui donne un côté
enfantin. Cela le dédouane, mais Larmina et Slimane ont un rôle
absolument essentiel dans la compréhension du personnage. Ils sont
garants du positionnement du film. Ils permettent de voir que le film se
moque du personnage et ne doit surtout pas être pris au premier degré."
Pour le scénariste Jean-François Halin, OSS 117, Le Caire nid d'espions possède plusieurs niveaux de lecture : On
peut voir le film comme un film d'espionnage, un film d'époque, une
comédie d'action, une comédie de dialogues, le tout avec un regard
décalé et un peu ironique sur ce temps-là. Sans aucune prétention, je
trouvais également intéressant d'aborder certaines questions très
actuelles sous un angle léger. L'idée n'était pas de rire de quelqu'un,
mais avec tout le monde. Notre volonté à tous était de faire un film
frais, du vrai cinoche qui vous amuse et vous emmène dans une Egypte
digne de Tintin ou de Blake et Mortimer."
OSS 117, Le Caire nid d'espions possède un petit goût de chaîne cryptée. Le réalisateur et dialoguiste Michel Hazanavicius a fait ses armes sur Canal +, travaillant avec les Nuls et réalisant notamment les films de détournement Le Grand détournement ou la classe américaine et Derrick contre Superman. Quant au scénariste Jean-François Halin, il est l'une des plumes les plus célèbres de la chaîne cryptée, avec à son actif l'émission Nulle Part Ailleurs, 7 jours au Groland et surtout Les Guignols de l'info, durant la période du célèbre trio Halin-Gaccio-Delépine (1990-1996).
Le producteur Nicolas Altmayer a promis à Martin Bruce, la fille du créateur des romans OSS 117, qu'OSS 117, Le Caire nid d'espions serait plus proche du Magnifique de Philippe de Broca que d'Austin Powers. Pour Altmayer, "l'idée était de mélanger l'atmosphère des classiques de l'époque avec l'humour du magazine Pilote, celui de Marcel Gotlib, Goscinny..."
Le tournage d'OSS 117, Le Caire nid d'espions s'est déroulé sur
une durée de 54 jours, dont quatre semaines au Maroc pour les extérieurs
en décors naturels. Le reste a été reconstitué en majorité en studio.
Durant une scène du film, notre espion français préféré se retrouve dans
un hammam avec le soviet Sétine. Le hammam dans lequel la scène se
déroule se nomme Soliman Pacha, qui était officier français puis
égyptien et membre de la famille du roi Farouk.
Il y a un petit clin d'oeil à Sean Connery dans la bande-annonce de ce
film. Ce clin d'oeil n'est autre que le jeu de mots suivant : OSS 117,
un peu de Sean, beaucoup de conneries.
Ma note 9/10, personne n a voulu
venir le voir avec moi, tant pis ! bon c est vrai que je suis fan
inconditionnel de jean Dujardin ( mais j ai quand meme détesté Brice de
Nice !) , y un humour très fin, rien que des les expressions du visage
des acteurs , la parodie des films anciens , moi je me suis régalée !
une de mes scènes préférées, juste l image sur la fenetre de l endroit
où se trouvent les poules et la lumière qui s allume et les poules qui
se mettent à cocoter ( je sais plus comment on dit quand elles font "
cot cot cot " !)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire