- Comédie dramatique / Romance
- Date de sortie : 12 octobre 2011 > Toutes les sorties de la semaine
- Réalisé par : Michel Hazanavicius
- Avec : Bérénice Bejo , Jean Dujardin , John Goodman ... > Tout le casting
- Durée : 1h40min
- Pays de production : france
- Titre original : The Artist
- Distributeur : Warner Bros Pictures France
- Synopsis :Comment un acteur de cinéma muet a vu sa vie changer avec l’apparition des premiers films parlants...Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.Le film est présenté en compétition lors du Festival de Cannes 2011.
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "The Artist " et de son tournage !
The Artist a d'abord été annoncé comme faisant partie de la
sélection Hors Compétition au Festival de Cannes 2011, avant de
rejoindre la compétition deux jours seulement avant l'inauguration, et
une semaine à peine après avoir été achevé. Acclamé par les critiques,
il a été couronné d'un Prix d'Interprétation masculine pour Jean Dujardin, qui foulait pour la première fois le tapis rouge de la Croisette. Ce dernier a conclu son discours avec humour : "Maintenant je vais me taire... car ça me réussi pas mal !" A noter que le président du jury, Robert De Niro,
a déclaré qu'il aurait souhaité donner au film la Palme d'or, mais
qu'il n'a pas pu en raison de l'interdiction des doubles prix.
Jean Dujardin n'est pas le seul acteur du film à avoir été couvert de lauriers à Cannes. En effet, la star à quatre pattes de The Artist
(Uggy, qui interprète le rôle de Jack) s'est également vu remettre la
"Palm Dog" qui, comme son nom l'indique, récompense la meilleure
prestation canine de la Croisette.
Jean Dujardin avait déjà tourné devant la caméra de Michel Hazanavicius
à deux reprises. En effet, avant de perdre la parole en se glissant
dans la peau d'une star du muet, il avait campé le bien trop prolixe
agent Hubert Bonnisseur de la Batte dans OSS 117, Le Caire nid d'espions (2006) et sa suite OSS 117 : Rio ne répond plus
(2008). Dans le premier, l'agent très spécial s'illustrait dans de
délicieuses joutes verbales aux côtés de l'espionne Larmina El Akmar
Betouche, interprétée par une certaine Bérénice Bejo !
Michel Hazanavicius reconnaît qu'il avait Jean Dujardin et Bérénice Bejo en tête lors de l'écriture du scénario et va même jusqu'à qualifier les personnages de George Valentin et Peppy Miller de "version fantasmée" des deux acteurs. Le choix des deux interprètes repose sur des critères essentiellement physiques : "Jean
est un acteur qui est aussi bon en plan serré, avec ce qu’exprime son
visage, qu’en plan large, avec ce que raconte son corps. [...] Bérénice, aussi, a ce visage-là. On accepte facilement l’idée qu’Hollywood va la choisir et en faire une grande vedette…"
Il affirme cependant que le film aurait tout de même été réalisé en cas
de refus de l'un d'entre eux, refus qui aurait cependant conduit à une
révision du scénario et une réécriture de certaines parties du script.
Dans un film en noir et blanc, la lumière revêt une importance capitale.
C'est pourquoi le réalisateur a fait appel au directeur de la
photographie Guillaume Schiffman, avec lequel il avait déjà travaillé sur OSS 117, Le Caire nid d'espions, OSS 117 : Rio ne répond plus
et de nombreuses publicités. Celui-ci dit considérer comme un cadeau le
fait d'avoir eu l'opportunité, à l'heure où la pellicule se meurt, de
pouvoir revisiter les années 20, 30, 50 et 60. Tout en évitant que la
beauté de l'image ne parasite l'histoire racontée, il a cependant veillé
à ce que les tons de gris et blanc accompagnent le destin du
protagoniste, du blanc brillant au gris passé.
Naturellement, on compte un certain nombre de films dans ce film
concernant deux acteurs de cinéma. Ces derniers sont le résultat de deux
techniques très différentes : le tournage traditionnel, mais également
l'incrustation de Jean Dujardin dans des films d'époque, notamment de John Gilbert et Douglas Fairbanks.
Ces montages furent dans un premier temps utilisés pour étudier la
lumière qu'il fallait recréer pour ces courts-métrages, mais furent
parfois gardés tels quels dans le film final.
Si The Artist est souvent drôle, il ne faut cependant pas y voir
une parodie des films muets comme pouvait l'être le dernier grand film
muet en date, La Dernière folie de Mel Brooks (qui remonte tout de même à 1976). En effet, Michel Hazanavicius souhaitait rendre hommage aux réalisateurs et scénaristes qu'il aime et considère comme des modèles, comme Fritz Lang, Ernst Lubitsch, Billy Wilder et Friedrich-Wilhelm Murnau. Il s'éloigne ainsi de l'ironie dans laquelle baignaient ses précédents longs-métrages, une direction qui, si elle a surpris Jean Dujardin, lui fut imposée par le format même : "Quand
vous regardez les Chaplin, on a tendance à ne se souvenir que des
moments comiques mais ces histoires sont des mélodrames purs et durs, où
les jeunes filles ne sont pas seulement orphelines, mais aveugles ! Les
choses drôles sont toujours en contrepoint d’une histoire très
émouvante", explique le réalisateur.
Véritable déclaration d'amour au cinéma muet, le film fait écho à bon
nombre de films qui nourrissent l'imaginaire des cinéphiles du monde
entier. Interrogé sur les longs-métrages sur lesquels il s'est appuyé
pour créer The Artist, Michel Hazanavicius cite pêle-mêle L' Aurore (1927) et City Girl, Our Daily Bread (1929) de Friedrich-Wilhelm Murnau, Les Quatre fils (1928) de John Ford, La Foule (1928) de King Vidor, L' Inconnu (1927) de Tod Browning ou encore les films de Fritz Lang. C'est par ces longs-métrages qu'il a introduit Jean Dujardin
au muet, un univers que l'acteur reconnaissait ne pas connaître. Le
cinéaste soutient en revanche s'être méfié de l'incontournable référence
que représente Charlie Chaplin, parce qu'il jugeait inutile de s'inspirer de quelqu'un d'aussi unique, inédit et inimitable que Charlot : "Tout ce qui est vrai pour lui n’est vrai que pour lui", explique-t-il.
Si l'idée de faire un film muet trottait dans la tête de Michel Hazanavicius
depuis plusieurs années, le scénario dudit film restait quelque peu
flou. Ainsi, le réalisateur pensa un temps faire un film d'espionnage à
la manière de Espions de Fritz Lang.
Deux éléments l'on cependant poussé à réviser son projet. Le premier
fut son désir de créer une cohérence entre la forme et le fond. En
effet, il voulait que le format, le noir et blanc et l'absence de parole
soient justifiés par l'histoire, ce qui n'était pas le cas dans
l'hypothèse d'un film d'espionnage. De plus, le cinéaste souhaitait
réellement retrouver Jean Dujardin, mais refusait de lui confier un rôle d'agent secret, c'est-à-dire très proche de celui qu'il tenait dans OSS 117, Le Caire nid d'espions et OSS 117 : Rio ne répond plus.
Bérénice Bejo est arrivée sur le projet bien avant Jean Dujardin.
Elle a ainsi connu les différentes étapes d'écriture du script, et
notamment les prémices de l'histoire de George Valentin, une version
dans laquelle Peppy Miller était un rôle de figuration : "Même le chien a un rôle plus important que le mien !",
s'amusait alors l'actrice. Ce n'est que bien plus tard que le
réalisateur a doublé la déchéance de son protagoniste d'une histoire
d'amour, hissant ainsi le personnage de Peppy en haut de l'affiche.
Les dialogues fournis par le réalisateur à ses acteurs ont été réduits
autant que possible, le cinéaste ne voulant pas que ces derniers se
reposent sur les mots. De même que le muet lui imposait un style de
réalisation particulier, il voulait plier ses interprètes à l'exercice
particulier de l'expression sans parole. Celui-ci s'est avéré tout à
fait inédit pour Jean Dujardin qui, aux dires d'Hazanavicius,
trouve un personnage en trouvant sa voix. Ce travail, nouveau pour
l'acteur, lui a permis d'explorer plus facilement les zones intimes et
émouvantes de ses rôles, et d'accepter plus facilement de travailler "sans filet".
Ordinairement, Michel Hazanavicius
signe à la fois la réalisation, le scénario mais aussi les dialogues de
ses longs-métrages. Travailler sur un film muet l'a donc contraint à
abandonner l'une de ses habituelles casquettes pour se concentrer sur un
mode spécifique de mise en scène : "Je n’ai cessé, au moment de
l’écriture, de me poser de pures questions de metteur en scène : comment
raconter cette histoire en sachant qu’il n’est pas possible de mettre
des cartons toutes les vingt secondes ?" Autrement dit, et contrairement à des films comme OSS 117,
où le contenu et le rythme d'enchainement des répliques sont au moins
aussi importants que les images, le cinéaste s'est montré plus
"réalisateur" que jamais sur le tournage de The Artist.
Bien qu'il refuse l’appellation de film historique et dit préférer la "stylisation de la réalité" ,
le réalisateur n'en a pas moins fait de longues recherches sur les
années 20 et 30. Celles-ci, explique-il, visaient à nourrir son
imaginaire, mais également à faire face aux innombrables questions que
journalistes et membres de l'équipe technique ne manqueraient pas de lui
poser. Ce savoir lui a servi de terreau sur lequel il a pu faire
pousser son long-métrage : "Plus on s’est documenté, et plus on peut jouer avec…"
Si les critiques n'ont cessé de louer le foisonnement de références à
l'univers du muet présent dans le long-métrage, les acteurs ont
travaillé à partir d'un nombre restreint de figures. Bérénice Bejo, par exemple, dit s'être inspirée de la mignonne et délurée Joan Crawford (notamment au début de sa carrière), de la claquettiste Eleanor Powell et de Marlene Dietrich, à laquelle elle a emprunté un art du clin d’œil, de la pose et du baiser à la caméra. Il n'est donc pas question de Louise Brooks, pourtant constamment citée par les journalistes pour décrire le jeu de Bérénice Bejo. Quant à son partenaire Jean Dujardin, il résume son inspiration en un nom : Douglas Fairbanks.
Grâce à la confiance sans limite du producteur Thomas Langmann, The Artist
a pu être tourné sur les lieux qu'il décrit : Hollywood et, plus
précisément, les rues de Warner et de Paramount. Certains décors
utilisés sont ainsi de véritables zones de pèlerinage pour cinéphiles.
La maison où habite Peppy dans le film, par exemple, de même que le lit
dans lequel se réveille George Valentin, ont appartenu à l'actrice Mary Pickford.
Parmi les Américains ayant travaillé sur le film, on note Mark Bridges, costumier attitré du réalisateur Paul Thomas Anderson (Magnolia, There Will Be Blood). S'il avait déjà eu l'occasion de recréer une mode vintage avec Blow de Ted Demme en 2001, il ne s'était cependant jamais plongé dans les années 20 et 30.
L'avantage lorsque l'on tourne une scène muette, c'est que l'on peut
donner des indications à ses acteurs tout au long de la séquence. Le
réalisateur affirme néanmoins avoir privilégié la chaîne stéréo au
mégaphone, et demandé aux interprètes de se laisser guider par les
bandes-originales de Sunset Boulevard, Nos plus belles années ou encore Les choses de la vie.
Connaissant les goûts musicaux de ses collaborateurs, le cinéaste n'a
pas hésité à jongler avec leurs mélodies préférées lorsqu'il voulait
obtenir un résultat particulier. Aussi, et bien que les images et la
musique ne semblent faire qu'un tout, ce sont d'autres mélodies que
celles entendues par les spectateurs qui ont guidé les acteurs dans leur
jeu. La scène du numéro de claquettes, par exemple, a été enregistrée
sur une musique de Cole Porter, et a par la suite obligé le compositeur à écrire un morceau qui suivrait exactement la même rythmique.
Derrière la musique du film se cache un autre habitué de la filmographie d'Hazanavicius : Ludovic Bource. Cependant, leur travail sur The Artist
s'est avéré très différent de ce qu'il fut sur leurs précédentes
collaborations, dans la mesure où la bande-originale est ici un élément
fondamental du scénario et de la mise en scène ; elle ne doit plus
accompagner les images, mais les décrire : "Elle doit prendre en
compte toutes les humeurs, mais aussi toutes les variations, toutes les
ruptures, tous les conflits, tous les changements de direction de chaque
séquence", explique le réalisateur. Aussi, parce que les choix
musicaux n'étaient plus du ressort du seul compositeur, le cinéaste a
grandement guidé les musiciens, découpant son film en segments d'humeur
et indiquant quelle musique il souhaitait entendre sur chacun d'entre
eux.
Si The Artist a permis à toute l'équipe de connaitre un nombre de "premières fois" assez conséquent, Jean Dujardin
cite parmi ses plus beaux souvenirs l'apprentissage des claquettes. Les
deux minutes de la scène finale ont en effet nécessité près de quatre
mois d'entraînement, au cours desquels l'acteur avoue avoir pris un
plaisir fou, malgré l'impression persistante de ne faire aucun progrès.
L'interprète dit avoir voulu privilégier la générosité à la perfection
des pas, aussi n'a-t-il pas hésité à multiplier avec enthousiasme les
prises, un dynamisme rendu possible par sa complicité avec Bérénice Bejo et la volonté du réalisateur de ne pratiquement pas couper la scène.
Histoire d'amour et de romance, The Artist ne va cependant pas plus loin qu'une scène de danse : aucun baiser, aucune nuit n'est partagée entre les deux protagonistes. Bérénice Bejo
précise cependant qu'une première version du script était bien plus
explicite, mais la scène du baiser fut supprimée suite à une discussion
collective entre le réalisateur et ses deux acteurs, afin de coller à la
pudeur des films des années 20 et 30.
ma note 9/10 , tous les acteurs sont fantastiques, l ambiance super bien rendue et cerise sur le gateau, je l ai vu avec ma ptitt chérie Isabelle ... ! :D

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