HOLIDAY
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Date de sortie
8 décembre 2010 (1h 30min)
- Réalisé par
- Avec
- Genre
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Nationalité
Un soir, Michel Trémois échoue dans la pharmacie d’une gare de province
et se remémore le fil des événements qui, en deux jours, ont fait
basculer sa vie : parti en week-end avec sa femme Nadine pour
reconstruire leur couple et sauver leur sexualité, rien ne s’est
finalement passé comme prévu… Après une nuit folle et tumultueuse
agrémentée de rencontres singulières, le réveil de Michel est brutal et
douloureux. Non seulement il se retrouve accusé de meurtre mais sa femme
est introuvable…
Genèse du projet
Le réalisateur Guillaume Nicloux raconte la genèse du film : "il y a (...) une part de hasard dans la genèse d’Holiday.Pendant
plusieurs mois, j’avais élaboré un film tourné à l’étranger, pensé pour
des comédiens anglo-saxons. Un projet beaucoup plus long à mettre en
œuvre. Parallèlement, une autre piste de travail avait pris forme : une
adaptation de La Religieuse de Diderot. Entre ces deux pôles
s’est glissée l’envie urgente d’un film ludique et distrayant, porté par
un esprit de troupe constitué de comédiens et de techniciens avec
lesquels j’aime me retrouver."
Et de 11 !
Il s'agit du onzième film du réalisateur Guillaume Nicloux qui a commencé sa carrière au cinéma en 1988 avec La Piste aux étoiles.
Thème récurrent
Le réalisateur renoue avec une certaine forme d’humour qu'il avait développée dans son premier film tourné il y a vingt ans, La Piste aux étoiles, un court-métrage.
Changement de registre
Plus habitué aux polars (Cette femme-là, Le Poulpe, Une Affaire privée), Nicloux change de registre pour la comédie. Il refuse malgré tout la notion de "cinéaste de genre" : "Je
considère le cinéma de genre comme un alibi. On convient alors que le
principe de genre n’est qu’une boîte à rangement et qu’il importe moins
que l’humus d’une œuvre, ce qui s’y passe débarrassé de son emballage.
Qu’il s’agisse d’une comédie, d’un drame social ou d’un film historique,
il me semble que ce qui intéresse avant tout le spectateur sont les
destinées humaines, qu’elles soient amoureuses, conflictuelles ou
familiales. Et raconter une histoire en utilisant l’humour ou la
dérision ne doit pas exclure le plus captivant, continuer d’explorer une
forme de vérité dans la description des rapports humains, si
pathétiques ou grotesques soient-ils".
Retrouvailles
Le réalisateur avait déjà dirigé Josiane Balasko dans Cette femme-là en 2003 et dans La Clef en 2006, tandis que la réalisatrice lui a rendu la pareille dans son film Cliente; elle avait confié à Guillaume Nicloux un petit rôle de technicien. Jean-Pierre Darroussin est également familier de l'univers de Nicloux : on l'a vu dans Le Poulpe en 1998 et dans Une Affaire privée (2001). En outre sur Holiday, Nicloux retrouve des membres de son équipe habituelle comme Garance Clavel (Une Affaire privée), Pascal Bongard, déjà vu dans Le Concile de pierre, et Scali Delpeyrat, le médecin légiste de Cette femme-là (2003).
La "touche" Nicloux
Le réalisateur explique sa façon de procéder, similaire à celle de ses autres films : "J’ai
construit "Holiday", avec l’aide d’Olivier Radot, le chef décorateur,
comme je l’ai fait pour mes précédents films, avec obsession et
fétichisme. En conservant le format Scope, en m’appliquant à respecter
des valeurs de prise de vue assez large et en utilisant peu le gros
plan, allant vers un académisme assez « années 50 ». Mais votre remarque
soulève une interrogation, pourquoi sous prétexte de comédie devrait-on
délaisser le détail que l’on peut apporter au cadre, à la lumière et au
traitement sonore ?"
Un travail de troupe
Guillaume Nicloux expose les avantages de tourner avec une équipe que l'on connait déjà : "Avec
eux il y a une économie de mots, donc d’énergie, et comme sur un
plateau je ne suis pas un grand bavard cela nous permet d’aller à
l’essentiel. Mais je suis toujours curieux de leurs observations et de
ce qu’ils vont proposer, sans être guidé au préalable par mes choix.
(...) D’ailleurs le fait de pouvoir tourner en continuité y participe
grandement. Tourner dans l’ordre du récit, avec les personnages guidant
eux-mêmes l’histoire est un luxe. Si un élément nouveau enrichit le film
on l’intègre immédiatement et ce changement agit aussitôt. D’autant
que, sur "Holiday", l’équipe du film était logée sur le lieu du
tournage. Pendant plusieurs semaines, nous avons donc vécu en autarcie".
Focus sur Jean-Bernard Pouy
Le scénario est co-écrit par Jean-Bernard Pouy. Il est à l'origine, entre autres, de la série littéraire Le Poulpe,
qui raconte les histoires de Gabriel Lecouvreur, dit Le Poulpe. A
chaque nouvelle histoire, le romancier change. Les deux hommes se
connaissent bien puisque Nicloux avait écrit une aventure du Poulpe (Le Saint des seins) avait signé une adaptation pour le cinéma : Le Poulpe avec Jean-Pierre Darroussin.
Un hôtel nommé château
Le choix de l'hôtel a été capital pour le film. Le réalisateur s'est
souvenu d'un endroit proche de Cahors près duquel il avait tourné le
téléfilm La Vie crevée (TV). Il s'agit du château de Mercuès, que le réalisateur présente ainsi : "Je
voulais un château qui corresponde à l’imagerie collective et dont
l’architecture lui confère un charme nostalgique, avec des chambres très
grandes mais assez rococo, presque désuètes. Ce lieu permettait aussi
d’accentuer le contraste entre son aspect extérieur, très digne et
chargé d’histoire, et son personnel et sa clientèle, qui ne sont pas
exactement à la hauteur de ce type d’établissement".
Une BO Dorée
Julien Doré
est le compositeur de la bande originale. Il est venu composer une
partie de la musique sur le tournage afin d’être au cœur du film.
Musique d'ambiance
Le réalisateur Guillaume Nicloux parle de son idée de faire appel à Julien Doré pour la musique de son film : "De
plus j’avais envie d’une bande originale chantée et que le compositeur
prenne en charge l’ensemble de l’univers musical. Nous nous sommes donc
amusés à créer des morceaux qui servent non seulement le traitement
externe du film mais aussi les sources sonores provenant de l’ascenseur,
de la télé, du restaurant, d’une radio ou même d’une bouche".
Julien Doré évoquait à Allociné sa participation au film et la façon dont il a envisagé la musique de Holiday.
Julien Doré évoquait à Allociné sa participation au film et la façon dont il a envisagé la musique de Holiday.
Montage sur place
Le monteur Guy Lecorne est venu dès le début du tournage et travaillait au fur et à mesure de l'avancement du film.
MA NOTE: 8/10 , j ai beaucoup ri, je
suis tombée dessus par hasard, un humour très spécial, acteurs géniaux,
mention spécial pour Daroussin !

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