L'histoire
relate les dix-sept jours précédant la Guerre des Malouines, entre mars
et juin 1982, qui donnèrent au Premier ministre britannique Margaret
Thatcher le surnom de Dame de fer.
Incarnation
Pas évident pour une actrice de faire transparaître dans son jeu toute
la ténacité et l'entêtement d'une femme politique qui a marqué avec
autant de fermeté l'histoire britannique.
Meryl Streep, qui incarne
Margaret Thatcher dans
La Dame de fer, ne s'en est d'ailleurs pas cachée :
"La
perspective d'explorer l'histoire de cette femme remarquable est un
défi à la fois passionnant et intimidant. Je ne peux qu'espérer posséder
suffisamment d'endurance et de vitalité pour ne pas lui faire de tort", confie-t-elle.
Une représentation controversée
La représentation de
Margaret Thatcher dans
La Dame de fer a été largement critiquée par ses enfants Mark et Carol Thatcher :
"Cela sonne comme une fantaisie de gauche", auraient-ils indiqué par voie de presse. Le reporter du quotidien britannique
The Guardian,
Jeffries Stuart, a pour sa part exprimé son scepticisme concernant la
nationalité de l'actrice. Pour lui, cette ancienne femme politique ne
pouvait en effet qu'être interprétée par une Britannique. Ce même
journaliste a par ailleurs indiqué son inquiétude à propos du caractère
politique du personnage :
"Un biopic sur Margaret Thatcher ne peut se permettre d'ignorer son bellicisme", a-t-il ajouté.
Dame de fer, késako ?
Le titre
La Dame de fer (
The Iron Lady) est en réalité le surnom attribué à
Margaret Thatcher par le journal - organe de l'armée soviétique -
L'Etoile Rouge. Il lui a été décerné en janvier 1976 dans l'optique de stigmatiser son anticommunisme. Mais ce surnom devint pour
Margaret Thatcher
un atout politique, symbolisant sa fermeté face à certains conflits,
comme celui des grévistes de la faim de l'I.R.A. (organisation
paramilitaire républicaine irlandaise) ou encore des mineurs grévistes
dans les années 1980.
Tournage
Le film a été tourné lors de l'hiver 2011, plus précisément du 5 février au 20 mars, et mis en boîte définitivement le 14 août.
Variation du titre
Avant de s'intituler
La Dame de fer, ce biopic réalisé par
Phyllida Lloyd portait à l'origine le sobre nom de
Thatcher.
En filigrane, une histoire d'amour
Dans
La Dame de fer,
Margaret Thatcher
se souvient de Denis, son partenaire et compagnon de route, dont elle
n'accepte pas la perte. Le film renferme ainsi une histoire d'amour, que
la réalisatrice
Phyllida Lloyd a mise en avant pour présenter le contexte d'évolution propre à cette femme politique.
Cristallisation d'un moment crucial
L'intrigue de
La Dame de fer se déroule à un moment clef de l'existence de
Margaret Thatcher.
On y suit "la dame de fer" pendant quelques jours durant lesquels elle
décide notamment de se séparer des vêtements de son mari Denis. C'est un
instant important pour elle et les souvenirs ne tardent pas à
l'assaillir.
Des mélodies familières
Dans la bande-annonce de
La Dame de fer, on peut entendre le titre
Our Home, interprété par le groupe de ska
Madness. Le teaser réemploie pour sa part le thème du film de science-fiction
Moon, composé par
Clint Mansell.
Briseur de mythe
En août 2011, à la suite de la projection-test de la copie inachevée de
La Dame de fer en Grande-Bretagne, les spectateurs ont indiqué avoir été déçus par la séquence mettant en scène les récentes années de
Margaret Thatcher.
Pour ces nostalgiques de la femme politique, le fait que le long
métrage montre une femme diminuée et à la santé fragile revient à ternir
son image.
Un compositeur de renom
C'est
Thomas Newman qui a signé la bande originale de
La Dame de fer.
Ce compositeur apprécié d'Hollywood, et dix fois nommé aux Oscars, a
notamment composé les musiques de plusieurs œuvres majeures du cinéma
parmi lesquelles
Les Evadés (1994),
La Ligne verte (1999) ou encore
American Beauty (1999).
Retrouvailles
Avec les députés
Afin de mieux cerner le milieu politique dans lequel évolue son personnage, l'actrice
Meryl Streep a assisté, en janvier 2011, à une véritable session parlementaire dans l'historique "Chambre des Communes" de Londres.
Des mois de recherches
Les livres et films abondant à propos de
Margaret Thatcher,
il a donc été nécessaire de faire des choix pour mettre en place le
scénario. Les recherches se sont alors révélées fastidieuses : l'équipe
du film a d'abord rencontré un certain nombre d'anciens collaborateurs
de la dame, aussi bien issus du monde politique que de la haute
administration. Puis, après avoir réuni une masse suffisamment
importante d'informations, de faits et d'opinions, il a été choisi de
mettre en avant les évènements qui ont marqué sa carrière politique. Les
scénaristes ont en outre mis l'accent sur le fait que
Thatcher
n'a pas été éduquée dans l'optique d'en faire un Premier Ministre comme
ses homologues masculins. Ce qui fait d'elle une personnalité unique.
Un film universel
Pour
Abi Morgan, scénariste de
La Dame de fer à qui l'on doit également celui de
Shame,
l'idée était de faire du long métrage une œuvre universelle. Une façon
pour elle d'éviter les travers d'un récit pontifiant que seuls les
Britanniques comprendraient.
Un film apolitique
Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer,
La Dame de fer n'est pas un film qui porte un quelconque jugement politique sur la carrière de
Margaret Thatcher.
Le long métrage se veut au contraire apolitique, permettant simplement
au spectateur de mesurer la férocité et l'intransigeance de la femme
politique.
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, la
portée des paroles des parents qui élèvent leurs enfants dans l'optique
de faire quelque chose de sa vie et pas seulement de réussir sa vie
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